lundi 11 décembre 2017

Raspberry Pi - acte1 : Alimenter à partir du 12V

Alimenter le Raspberry dans un bateau / un véhicule

Le Pi nécessite une tension de 5 Volts, et va consommer moins de 1 Ampère.
Pour  disposer d'une telle tension, dans un bateau ou dans un camping-car, j'ai trouvé sur le site fr.aliexpress.com, des adaptateurs à très peu cher.

Le modèle de gauche (réglable) vaut moins d'1 Euro, rendu dans votre boite à lettres, celui de droite, un peu plus puissant, moins de 5€.
Si vous utilisez un modèle réglable, pensez bien à le régler AVANT de le connecter au Raspberry.

Ne pas oublier d'insérer un fusible en amont du convertisseur, en rapport avec la consommation que vous relèverez.

Un autre modèle réglable que j'utilise, bien pratique, avec des borniers et un afficheur de tension (entrée ou sortie).

Maintenant, quelque chose de particulier. En général, et dans un bateau en particulier, un montage électronique dans quelque chose qui bouge beaucoup, et fort, qui vibre, va rapidement être victime de faux contacts. La prise USB n'est pas la hauteur du niveau de service attendu. On va donc alimenter le raspberry en soudant des fils d'alimentation directement sur le circuit imprimé. Il faut avoir le schéma de l'équipement pour savoir où souder. Les schémas sont publics, vous les trouverez ici.
Gagnons du temps en disant que, sur un Raspberry 2 ou 3, le 12V avant fusible (il y a un fusible "auto-cicatrisant" sur ces petites bêtes) est sous les points de test PP5 et PP1.

A l'aide d'une panne de fer à souder bien fine :
D'accord, elle n'est pas très présentable, mais il n'est pas facile de trouver des pannes pour un fer à souder des années 1970 / 1980 :-)

Puis, on soude les fils ainsi :




Voilà, rendez-vous bientôt pour le module RTC, pour que votre Raspberry conserve l'heure quand vous l'éteignez, pour utiliser le port série interne, disponible sur le bus GPIO. Là encore, il y aura de la soudure.
Et d'autres trucs, comme l'utiliser sans écran, avec quelques boutons pour l'allumer, l'éteindre, ...

Suite, voir http://lauben-figaroone.blogspot.fr/2017/12/raspberry-pi-acte-2-poussez-derriere-le.html

vendredi 8 décembre 2017

Simone Veil, dernier Homme d'État ?

Quelle personne, aux affaires actuellement, pour lui succéder ? Elle voulait le meilleur pour l'Humanité. Après en avoir connu le pire.

Les erreurs ne se regrettent pas, elles s'assument.
La peur ne se fuit pas, elle se surmonte.
L'amour ne se crie pas, il se prouve.
Simone Veil

Venus de tous les continents, croyants et non-croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des hommes. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des hommes.
Simone Veil «Une vie»

Merci au magazine «Elle» pour la photo.

Mise à jour
Il y a peu, un de nos députés à propos de la fin de vie interpella le gouvernement en ces termes : Aurez-vous le courage de Simone Veil ? 
Comme quoi...
Merci à LCP la chaîne parlementaire http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/fin-de-vie-aurez-vous-le-courage-de-simone-veil-demande-un-depute-la-ministre

jeudi 7 décembre 2017

Adieu monsieur Jean d'Ormesson

Ne vous laissez pas abuser. Souvenez-vous de vous méfier. Et même de l'évidence: elle passe son temps à changer. Ne mettez trop haut ni les gens ni les choses. Ne les mettez pas trop bas. Non, ne les mettez pas trop bas. Montez. Renoncez à la haine: elle fait plus de mal à ceux qui l'éprouvent qu'à ceux qui en sont l'objet. Ne cherchez pas à être sage à tout prix. La folie est aussi une sagesse. Et la sagesse, une folie. Fuyez les préceptes et les donneurs de leçons. Jetez ce livre. Faites ce que vous voulez. Et ce que vous pouvez. Pleurez quand il le faut. Riez.
J'ai beaucoup ri. J'ai ri du monde et des autres et de moi. Rien n'est très important. Tout est tragique. Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi. La vie est belle.

Jean d'Ormesson «C'était bien»


Je n'étais pas d'accord avec certaines de vos opinions, mais vous aviez plus de bienveillance envers autrui, qu'en ont les gens qui partagent mes opinions.
Sans doute étiez-vous "crypto-anarchiste".

mardi 5 décembre 2017

A ras bord ! ou la gestion de l'énergie sur le bateau


Plutôt la gestion du peu d’énergie électrique disponible sur un bateau à voile


LauBen, et le stockage de l'énergie

En 2014, lors de l'achat de LauBen, ce Figaro One est équipé de 3 batteries 60AH de type "sans entretien" de technologie plomb calcium, d'âge inconnu. Une est dédiée au démarrage du moteur.
Elles sont chargées par l'alternateur du moteur via un répartiteur à diodes classique, donc avec une perte de tension de 0,7 V.
  • Les seules servitudes de l'époque sont :
  • Les feux de route
  • La VHF
  • Une électronique minimale ; loch, sondeur, girouette, anémomètre
J'y ajoute 2 chargeurs 220V 4AH pas chers mais avec cycle de charge, que l'on trouve dans une chaîne de supermarchés en 4 lettres.

Déjà, avec cette configuration, une sortie à la journée nécessite que, le soir à l'escale, il faille mettre les chargeurs. Et pourtant, il y a 120AH en ligne !

Depuis, les instruments du bord ont pris un embonpoint certain et consomment plus, ils gèrent un pilote automatique, lui-même doté d'un actionneur, qui a besoin de puissance.
Bientôt un nano-ordinateur va leur être greffé, encore de la consommation qui s'ajoute.
A l'avenir, j'ai prévu d'être concurrent à certaines régates qui imposent un transpondeur AIS...
Bref, va falloir des Ampères.

Quelle est la consommation ? 
Est-elle en rapport avec la fourniture d'énergie ?
Dans quel état sont les batteries ?
Pour mesurer tout cela, il va falloir a minima un moniteur de batteries, et estimer l'état de celles-ci.

lundi 4 décembre 2017

D'un ordinateur portable à un nano-ordinateur (RaspBerry Pi) - Prologue acte 0

J'ai coutume de collecter les informations fournis pas les instruments du bord, au cours des navigations. Cela permet, entre autres, de visualiser son parcours a posteriori, d'établir la polaire de son bateau, etc. Pour se faire, il faut un dispositif communément appelé un "datalogger", comme en propose NKE par exemple. Sinon, un ordinateur très ordinaire s'acquitte très bien de la tâche.
Toutefois, la question de l'énergie pose problème, l'autonomie de la batterie d'un ordinateur est souvent bien inférieure à la durée de navigation. Il est possible d'alimenter cet ordinateur par un convertisseur. La consommation électrique de l'ordinateur, déjà importante, se voit augmentée par le rendement du convertisseur. Comme l'électricité du bord provient de batteries, cela ne me semble pas la meilleure solution.

Le test d'un Raspberry Pi (modèle 2) m'a beaucoup impressionné. Malgré que ce nano-ordinateur soit de la génération précédente, OpenCpn, logiciel incontournable s'il en est, fonctionne sans problème.
Cerise sur le gâteau, bigorneau sur le homard, il existe même une distribution logiciel spécialisée !

Bon, ça y est, j'ai le neurone qui me démange !
Particularités :
  • Nécessite une alimentation 5v ~2A
  • Pas de conservation du temps
  • Le port série intégré n'est pas compatible avec la norme RS232, il est TTL
  • 4 ports USB 2
  • 1 port HDMI
Les 3 premiers points se résolvent avec une facilité déconcertante.
Ils sont corollaires d'un énorme avantage de ce matériel, on peut étendre les possibilités d'utilisation alors que ce n'est pas possible, ou très difficilement, avec un ordinateur standard, par l'ajout de matériel comme écran LCD, boutons, ...

Bon, on verra ça dans d'autres articles, dont j'espère voir le bout du premier chapitre d'ici le printemps 2018. Pour la suite, voir http://lauben-figaroone.blogspot.fr/2017/12/raspberry-pi-acte1-alimenter-partir-du.html

Mise à jour 08/12/2017 : Pouvoir l'utiliser sans écran comme datalogger (allumer éteindre avec juste un bouton ON/OFF)

samedi 2 décembre 2017

Energie - acte 1

Enlever le répartiteur,
Câbler le coupe circuit de la batterie moteur pour qu'elle soit rechargée.


Voilà, on a clarifié la situation et préparer l'acte 2, l'insertion du shunt du contrôleur de batterie.

vendredi 1 décembre 2017

Energie - prologue acte 0

Faisons l'inventaire de l'existant, détaillons la scène de crime, autopsions le cadavre.

3 batteries dites "sans entretien", plomb-calcium, de 60Ah chacune, bien fatiguées.
2 en servitude, 1 pour le moteur.



Le répartiteur est un modèle à diodes classique. On peut remarquer qu'en aucun cas, les coupes-circuit n'isolent complétement les batteries.
Bon, elles sont isolées les unes des autres par le répartiteur.

A savoir pour la suite des opérations (montage d'un moniteur de batterie), l'alternateur à son négatif isolé de sa carcasse.

Voilà à quoi cela ressemble, peu après l'achat du bateau.

Allez ! On va recâbler cela, et ajouter un moniteur de batterie (NASAmarine BM1) !
http://www.nasamarine.com/product-category/products/battery-monitors/